NEPAL. RANDONNEE DE LUMBASUMBA A 5200 METRES DANS LA REGION DE KANGCHENJUNGA

Réalité actuelle

Le Pouvoir de l’argent

Il y aura toujours des hommes qui écrasent les plus petits pour s’enrichir. Cet état, malheureusement, est universel… Le pouvoir qu’exerce l’argent sur les dirigeants d’agences de trek ici ou au Népal n’en finit pas de s’amplifier.

Et pour en gagner beaucoup dans le domaine du trek, ils n’hésitent pas à le faire sur le dos de ces personnes sans importance que sont les porteurs de trek.

A une époque ou les maîtres mots  sont consommation locale, durable, éthique ou équité, etc. Pourquoi continuez-vous à confier vos treks à des agences peu soucieuses des conditions des porteurs de treks au Népal ? Aucune agence, qu’elles soient européenne ou Népalaise ne respecte par un salaire décent les petites gens que sont le porteurs de trek.

La plupart des grands noms de tours opérateurs organisant des treks au Népal sont soit  » vraiment  » ignorant ou ignorant.

Pourtant, nombreuses, sont celles qui vantent le traitement digne du personnel de trek au Népal. Une charte par ci, une convention par là, un engagement de ci, de l’aide par là ! Croyez-nous, notre constat sur le terrain est bien pessimiste. Le pire, c’est que nous connaissons toutes ces enseignes (preuves à l’appui) et sans aucun pouvoir, pour les dénoncer, tellement tout le monde s’en fou !!!

A notre connaissance, seules 2 ou 3 agences locales fonctionnent en rémunérant les porteurs décemment.

Ainsi, si les conditions semblaient prendre un tournant plus humain entre 2010 et 2015, cela n’a pas duré. Nous revoilà revenus à plus de 20 ans en arrière où il ne reste parfois qu’environ 300 roupies par jour (CHF 3.-) à un porteur de trek, lorsqu’il a payé ses 2 dal bath et parfois sa nuit. Si vous ne le savez pas, cela est plus qu’indécent.

Bientôt 20 ans que l’ARDPH s’échine, informe, sensibilise. Pour ça ! Comment ne pas se décourager ? Il nous reste au moins les projets que nous réalisons au sein de cette population, adoucissant le quotidien. Et c’est si peu.

Alors, voici quelques pistes pour faire pression auprès de  » votre  » futur tour opérateur, qu’il soit en Suisse, en France, ailleurs ou au Népal.

  • Demandez franchement à votre tour opérateur la rémunération journalière du porteur (vous verrez rapidement s’il vous répond aussi rapidement…)
  • Si les 2 repas et la nuit sont inclus ou pas
  • Si les jours de repos sont payés (oui, oui, il y en a qui estiment que la journée où vous, vous récupérez et vous acclimatez n’a pas à être payée…)
  • Si l’acheminement du porteur au départ du trek est payé
  • Comparez les réponses directement sur place. (Attention, un guide de trek pourra subir des représailles de non-engagement s’il vous dévoile cela. Le mieux, vous adresser directement aux porteurs, le guide ne servant que de traducteur)
  • N’hésitez pas à parler, s’il y a lieu, de votre indignation à l’organisateur de votre trek.
  • Bref, impliquez-vous au de là des références  » théoriques  » qui vous seront présentées.

Et alors direz-Vous ?

  • Montrer votre intérêt sans cesse peut-avoir un effet à la réflexion pour les agences.
  • Vous n’aurez au moins pas rien fait !

Quelques pistes

  • Pensez, qu’en cherchant un peu, vous pouvez trouver quelques agences ou bureaux des guides respectueux. La plupart du temps ils ne sortent pas en tête de liste dans le web.
  • Ces mêmes petites agences ou bureaux des guides sont parfois, mais pas forcément, un peu plus chers. Mais c’est justement parce que les répartitions sont plus justes !
    La plupart du temps ces petites enseignes rémunèrent directement les porteurs sans intermédiaire.
    Si ce n’est pas le cas, un contrôle des conditions de travail est vite réglé.
    C’est là le moment de vous positionner réellement. Belles paroles ou action !
  • Avoir une bonne adresse dans le pays concerné, c’est l’assurance que la majorité du montant de votre trek profite au moins au pays

Désolé pour le coup de gueule. Cela ne nous ressemble pas.
Mais ne pas l’avoir fait serait aussi indécent. Il nous reste le droit d’être indigné.

pour le Respect et la Dignité des Porteurs de l'Himalaya